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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:15

En ce Dimanche 25 mars, je me lance dans une nouvelle aventure à savoir ma première course de montagne. Un nouveau défi qui s’annonce bien difficile pour le débutant que je suis. 


J’attendais avec appréhension ce premier rendez-vous avec les coureurs montagnards de l’île intense. Au programme du jour, la boucle du Pic Adam, 21 Kms 500 avec 1000 mètres de dénivelé positif et 1000 mètres de dénivelé négatif. Le départ a été donné à 500 mètres de mon studio donc un petit luxe non négligeable surtout lorsque le départ est prévu à 7 heures du matin. Du beau monde se regroupe au stade du Moufia et s’échauffe avant le lancement de la course. Malgré quelques maux de ventre, j’essaye de me décontracter sans oublier de m’hydrater car la chaleur commence à se faire ressentir. Et oui, je ne suis pas en Bretagne. Je me concentre et repense aux divers conseils donnés par les membres de mon association. Garder son rythme, s’hydrater toutes les 5 minutes, favoriser la fluidité du mouvement, suivre ses sensations,……Mais, je crains également la rencontre avec les symptômes généralement ressentis par les coureurs de montagne : cuisses tétanisées, poitrine en feu, gorge sèche, yeux fatigués,…


 


Le ptit Zoreil tout de jaune vêtu part avec un sac comprenant une réserve d’1,5 litres d’eau et une barre énergétique. Pour commencer, deux kilomètres sur bitume avec un relief que je n’ai pas retrouvé dans les kilomètres suivants puisque c’est bien plat. J’ai des difficultés à trouver mon rythme et  ne cesse de me faire doubler. Je suis dans l’incertitude mais je ne m’affole pas sachant que le plus dur est devant nous. Et je ne me suis pas trompé !!!! 6 Kms de route en lacets avec un dénivelé très important. Sur cette partie bitumée et bien je ne vais pas marcher et je vais remonter de nombreux coureurs. Ces derniers, éparpillés sur toute la largeur de la route, semblent déjà dans le rouge, en pleine rupture. Je trouve mon rythme, bois de l’eau très régulièrement et essaye de ne pas me crisper. En apercevant le Kiosque, au 8 ème kilomètres, je ziote ma montre qui indique 45 minutes. Tout va très bien, et, fier de cette première partie de course, je me lance sur le chemin de randonnée en direction de la roche écrite. Encore 3 Kms 500 de montée sur ce chemin étroit, boueux et surtout très accidenté. L’ensemble des coureurs, en fil indienne, grimpe (oui c’est bien le mot) en marche rapide voire en escalade. Le buste penché, les mains sur les cuisses et j’avance en suivant le rythme de mes prédécesseurs. Les douleurs m’envahissent progressivement jusqu'à devenir difficilement supportable. Mes cuisses sont lourdes, douloureuses et je ressens une perte de lucidité inquiétante. Un kilomètre du sommet, je ne cesse de me faire doubler et je ne peux rien faire à part attendre que le mal passe. Je m’accroche, je repense à mes entraînements et bien sûr à Nath qui m’attend à l’arrivée. Le passage au 11 Kms 500  se fait en 1 heure 25. Un ravitaillement léger puisque je me résous à ne pas prendre la barre énergétique. Mon estomac là supportera pas vu les douleurs qui s’accentuent à ce niveau. 1 Km de chemin escarpé où je me sens toujours en difficulté….. je reste peu lucide et l’envie d’arrêter se fait de plus en plus présente. Puis, la descente vient me sauver et s’offre à mes jambes où plutôt à d’autres muscles !!!!! C’est au tour des quadriceps de déguster aux joies de la course de montagne !!!!


Je retrouve de l’énergie et retrouve un rythme plus que convenable. Une descente qui reste dangereuse….. et qui me verra chuter par deux fois. Cela n’entame pas ma motivation et je repars à fond. Si personne ne revient sur moi, j’ai l’occasion de montrer mon maillot jaune à quelques coureurs locaux. Mais, la pente est élevée, la descente longue et les pieds chauffent car la température du bitume s’est fortement élevée. Etant dans la deuxième partie de course et me rapprochant de l’arrivée, je me motive et garde mon allure. A 500 mètres de la fin de cette petite boucle, j’aperçois et reçois les encouragements de ma supportrice de cœur. Cela me suffira pour bien finir cette aventure matinale qui restera ma première course de montagne.


 Eric Lacroix (mon coach) remporte avec Gerry Perrault cette troisième édition de la boucle du Pic Adam. Ils ont survolé l’épreuve avant de s’imposer main dans la main. Ils gagnent en 1 heure 43 et battent par la même occasion l’ancien record de la course (1 heure 47). En ce qui me concerne, je finis à la 72 ème place (nous étions à peu près 280 au départ) en 2 heures 18 minutes 31 secondes. Je suis heureux d’avoir fini cette course qui fut très éprouvante mais surtout très fier du chrono réalisé. Comme le dit Eric, la douleur se transforme en plaisir. C’est le paradoxe de cet effort : le besoin de découvrir nos limites, de nous défier vis-à-vis d’un sommet, de nous-même ou de l’autre,…. La montagne, ça vous gagne !!!!!


 


Petite semaine cool après cette belle course. Les prochains rendez-vous sportifs ne sont pas encore fixés mais quelques épreuves retiennent mon attention : foulées nocturnes de St Denis (21 avril), semi- marathon de l’Est (29 avril), la corrida de Langueux en Bretagne (mi juin), le marathon Tram Train (mi juillet) et bien sûr le Semi-Raid le 19 octobre 2007.


Allez, je pars m’entraîner !!!!

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Published by Arnaud Moisan - dans Gazette Sportive
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arnaud 07/02/2010 16:15


bravo, je me poste mon premier commentaire !!!


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  • Arnaud Moisan
  • Tu peux toujours courir... Et je cours, je me raccroche à mes baskets tant sur le tartan, le bitume ou les sentiers. Par ce blog, j'espère vous faire partager un peu de ma passion pour la course de fond
  • Tu peux toujours courir... Et je cours, je me raccroche à mes baskets tant sur le tartan, le bitume ou les sentiers. Par ce blog, j'espère vous faire partager un peu de ma passion pour la course de fond