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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 17:05

Hier, 10 kms de l’Entre Deux. Après une longue période de coupure, j’ai repris le chemin de l’entrainement depuis début janvier. 6 kg de plus sur la balance, révélateur de vacances festives et surtout gustatives. La chaleur ambiante, ce manque de légèreté à chacun de mes pas, sont autant de freins à ma motivation,… Mais, mais, je suis au début de ma prépa grand raid 2017 donc faut s’y mettre. Etape par étape. La première, la perte de poids et le retour des sensations. Au programme, PPG (orienté sur les gammes, la qualité du pied,…), de la VMA sur parcours nature et le retour du travail de seuil sur le front de mer. Pour que ce soit un peu plus ludique, j’ai décidé de faire un 10 kms afin de remplacer une des séances au seuil. Me voilà inscrit au 10 kms de l’Entre Deux. Bien que mon record soit de 35 mn 43, je vise (sincèrement) un chrono entre 41 et 42 mn. Le parcours est parait-il exigent, deux boucles avec une longue montée et donc une longue descente.

 


Le départ est fixé à 19 h 30, je m’échauffe à partir de 18 h 45. Vers 19 h 10, je croise Gino, mon coéquipier du team Cilaos. Il m’informe que le départ sera donné à 20 h 00. Pffff…. C’est quoi ce délire… Quelques minutes plus tard, je relance mon échauffement. Je cours avec Gino. Nous sommes salués par beaucoup de coureurs, spectateurs. Un sujet récurrent : le duel entre Gino et moi-même. Le team a lancé un jeu de pronostic afin de savoir qui de nous deux allait finir ce soir devant l’autre, et surtout avec quel écart.

 

 

Je finis mon échauffement avec Sébastien Costecalde, le 9 ème du dernier UTRB 120 kms. Je suis content de retrouver ce coureur très sympathique !
Beaucoup de monde aux abords du site de départ. Je ne connais pas le parcours, tout comme Gino. Le départ est donné.

Photo : Serge Pothin

Photo : Serge Pothin

Le rythme est de suite soutenu. Je me retrouve vers la 40 ème position juste derrière Sébastien. Je regarde rapidement et ne repère pas Gino. Environ 400 m après le départ, il me dépasse en m’encourageant. Il fait nuit, l’éclairage public ne couvre pas toute la chaussée. J’évite la chute de justesse en passant sur un dos d’âne. D’autres coureurs ont de belles frayeurs avec la présence de trous,… Si je refais cette course, ce sera avec une frontale.


Gino rejoint un groupe, se place devant et continue à remonter dans le classement. Je ne le lâche pas. Je reste à 10 mètres. Nous grimpons pendant 2 kms. Au moment de négocier un virage serré, je passe à son extérieur. Je ne le calcule pas, je veux finir devant lui. S’il veut mes encouragements, il faudra qu’il attende longtemps. Droit devant, il me prend en chasse et me repasse directement. Je sais que je suis en sur régime mais je suis un compétiteur, je veux lui donner du fil à retordre. Au niveau du ravitaillement, alors qu’il prend le temps de s’hydrater, je continue mon chemin. Je suis donc de nouveau devant lui. J’accélère afin de lui mettre un peu de distance, rien de tel pour atteindre son moral. J’ai toujours en point de mire Sébastien qui fait une course magnifique.


Nous voilà dans la descente, et maître Gino me dépasse à vive allure. J’essaye de l’accrocher mais impossible. Il remonte coureur par coureur. Il s’éloigne….. De retour dans la ville, un peu de faux plat montant. Je relance, accélère, redouble les coureurs qui m’ont passé dans la descente. Mon objectif, revenir sur Sébastien avant le passage de la ligne qui marquera la fin du premier tour. Je suis de mieux en mieux. Plus je reviens sur Sébastien et plus La silhouette de Gino se dessine. Passage de Gino au 5 kms 100 en 19 mn 41. Je passe en 20 mn 00 avec Sébastien.

Avec Sébastien. Photo : Serge Pothin

Avec Sébastien. Photo : Serge Pothin

Sébastien m’indique que Gino est proche, qu’il peut m’aider à le rattraper. Ça j’aime ! Sauf que je rentre dans une phase de moins bien. Cela va durer à peine 2 minutes, le temps de prendre un gel.
Je repars dans ma quête. Je le vois au loin, je me rapproche de lui dans cette longue montée. Il double des coureurs mais moi aussi ! J’ai lâché Sébastien. Il fait chaud, je dégouline de transpiration…. Dernière descente et de nouveau l’élastique se tend et casse. Je ne vois plus Gino, mais je ne lâche rien. Je suis seul mais derrière un groupe de plusieurs coureurs se rapprochent. Je ne sais pas leur nombre. J’entends juste une multitude de pas sur le bitume. Des spectateurs que je ne connais pas m’encouragent, m’informent des écarts avec Gino. Dernier km, un coureur à 100 m, je veux le manger. Allez, on sert les dents,… dur, dur…. Je donne tout. La ligne d’arrivée me tend les bras. Voilà, j’y suis après 39 mn 40 d’effort (24 eme). Au vu du parcours, de ma forme du moment, je suis plus que satisfait. Gino est devant à 1 mn 02, avec un chrono de 38 mn 38. Bravo à lui, il était plus fort aujourd’hui. Mais attendez que je perde mes kilos en trop, que je monte en puissance et on en reparlera bientôt ! Pour ceux qui en doute, nous sommes camarades et tout cela est un jeu entre nous. Une motivation en plus pour se dépasser !

Merci au Team Cilaos pour leur confiance.


Merci à Natacha et Léane pour leurs encouragements !


Je tenais à saluer ma nouvelle coéquipière du team à savoir Zagathe pour sa belle course, sur un format qu’elle affectionne peu.


Aujourd’hui, sortie de recup dans Mafate avec Olivier, Popeye et Virginie. Merci à eux pour cette belle ballade sous le soleil et la pluie.

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Published by Arnaud Moisan
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  • Arnaud Moisan
  • Tu peux toujours courir... Et je cours, je me raccroche à mes baskets tant sur le tartan, le bitume ou les sentiers. Par ce blog, j'espère vous faire partager un peu de ma passion pour la course de fond
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